Association Nationale
des Chasseurs de Gibiers d'Eau

Les marais mareuillois ont connu un événement de taille, mardi 1 août, avec la signature d'une convention qui permet aux chasseurs d'utiliser trois huttes, achetées par le Conservatoire du littoral en 2016. Une première dans la Somme.

/ Modifié le 7 Août 17 à 19:22
Un espace sauvage à préserver, confié en gestion pour trois ans à une association de chasse (©Le Journal d’Abbeville)

Une grande première. En 2016, le Conservatoire a fait l’acquisition de parcelles dans les étangs de Mareuil-Caubert sur lesquelles existaient trois huttes de chasse. Le but de cette acquisition était de recréer une zone de quiétude pour les oiseaux et de découverte par le public, dans une commune où existe le plus grand nombre d’installations cynégétiques en France. L’idée a germé de montrer ici qu’il est possible d’avoir une chasse exemplaire et durable.

« Nous avons donc lancé un appel à candidatures afin que les huttes ne soient pas attribuées n’importe comment. Nous voulions que l’association choisie participe à l’entretien du milieu et puisse jouir des huttes. Quatre associations ont candidaté, » reconnaît Loïc Obled, délégué du Conservatoire du littoral pour les Hauts de France. Voilà comment un comité de sélection, composé de représentants du Conservatoire du littoral, du Conservatoire d’espaces naturels de Picardie et de la Fédération départementale des chasseurs de la Somme, s’est réuni fin mars pour examiner les candidatures. À l’issue de cette sélection, l’Association de Gestion Cynégétique en Vallée de Somme, présidée par Emmanuel Rousselle, a été sélectionnée.

Débuts d’une relation durable

Sur la commune de Mareuil-Caubert, le Conservatoire du littoral est propriétaire de plusieurs sites. Le marais du Genoive étant dédié à la zone de quiétude de l’avifaune et l’ouverture raisonnée au public, l’établissement a proposé de confier à une association l’usage de la chasse sur une partie de ses propriétés, sur les secteurs des Étangs du maçon et des Quarante. Ces deux sites, d’une superficie totale de 7,9 ha, supportent trois installations immatriculées pour la chasse de nuit. Il s’agit de mettre en œuvre une gestion cynégétique contribuant à la préservation des zones humides et à la mise en valeur du territoire.

Les objectifs recherchés sont d’assurer un développement équilibré du territoire en conciliant les objectifs liés à la préservation de la biodiversité et des paysages, à l’ouverture au public et au maintien des usages traditionnels. En l’occurrence, il s’agit d’entretenir et de maintenir en bon état les installations cynégétiques, d’assurer la surveillance des deux sites, de contribuer à la gestion écologique, et de favoriser les activités de découvertes du site et des pratiques cynégétiques en faveur des jeunes permis et des non-chasseurs.

Convention pour trois ans

Une convention de gestion cynégétique a été signée pour trois par l’ensemble des quatre partenaires pour démarrer ce nouveau partenariat. L’Association de Gestion Cynégétique en Vallée de Somme, créée pour cette gestion des trois huttes, envisage de laisser une hutte à l’usage des jeunes permis. « Ce sera une hutte pédagogique à destination des jeunes permis, ou de non-chasseurs qui voudraient découvrir la chasse à la hutte, » affirme Emmanuel Roussel, qui a déjà effectué de nombreux travaux avec les neuf autres bénévoles de l’association : réouverture de zones boisées, sentiers d’accès, sans oublier la restauration de la hutte la plus spacieuse qui avait brûlé voilà quelques années. Pour les deux autres installations, l’une sera réservée aux bénévoles de l’association.

Un bel exemple de la gestion commune de la nature qui met en avant la vision de la protection vue par Bernard Lemaitre sous-préfet d’Abbeville : « Le fait de vouloir protéger ne veut pas dire mettre sous cloche. L’État est là pour accompagner et non mettre sous cloche. » Pour Yves Butel président de la Fédération des chasseurs de la Somme et ravi de cette initiative : « Ce sont les débuts d’une relation durable ».

D.Delannoy

 

PLAQUETTE D'INFORMATION ISNEA JUILLET 2017

 

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A tous les chasseurs de France,
 
Cette journée particulière, qui a vu la désignation du nouveau gouvernement de la République, sera à l'évidence à marquer d'une pierre noire.
Comment ne pas se sentir trahis et humiliés après avoir appris la nomination de Monsieur Nicolas Hulot à la tête du ministère de l’Écologie, alors que le Président de la République voulait faire de son mandat un exemple de cohésion sociale et territoriale.
Le passage d'Emmanuel Macron devant les élus de la chasse en congrès à Paris, laisse un goût plus qu'amer dans la bouche de l'ensemble des chasseurs de France, en découvrant cette nomination.
Les intentions de notre nouveau ministre de tutelle sont très claires, et nous vous ferons parvenir un florilège de ses petites phrases assassines à notre encontre. Cela en dit long sur sa conception de l'écologie à la sauce dogmatique, et de l'affection toute particulière qu'il nous porte.
Je m'adresse également à l'ensemble des ruraux, agriculteurs, pêcheurs, maires de nos villages, et autres usagers de la nature, pour leur dire que les écrits de notre nouveau ministre sont là aussi très clairs. Mes amis nous allons souffrir, et comme le dit mon vice président, les vacances sont finies (bien que je n'ai jamais eu l'impression que nous nous trouvions dans cet état de quiétude...).
Par ce choix qui prend le visage d'une déclaration de guerre à la majorité des territoires français et de leurs habitants, j'espère que notre Président de la République a bien conscience que la France des oubliés, celle des traditions, celles des diversités culturelles, celle des héritages, celle du bon sens...ne se laissera pas enfermer dans une niche des extrêmes qui semblent arranger tout le monde au cœur de l’État. Oui, en faisant ce choix, ce sont des milliers d'hommes et de femmes qui aspiraient juste à vivre en paix dans leur campagne, qui vont connaître demain le harcèlement écologique à la Hulot et l'instauration de nouvelles normes supra européennes.
Mes amis, je vais dès aujourd'hui demander une audience au Président de la République pour qu'il nous dise clairement ses intentions vis à vis de notre programme écologique et rural,. Nous sommes pour le développement et non la mise sous cloche des territoires. Nous refusons l'arrêt de nos activités rurales séculaires, la disparition de notre agriculture, et la sacralisation de nos terroirs!
Dans l'attente des réponses de l’Élysée , je vous demande de sonner le tocsin sur tous les territoires de France, et de vous préparer à livrer la bataille des législatives, et à travers cette élection, la mobilisation pour notre survie!
Le nouveau ministre de l'écologie n'a qu'un mandat temporaire, et les urnes auront le dernier mot le 11 et le 18 juin prochains.
Durant toute la campagne présidentielle, j'ai respecté la neutralité politique qui incombe à ma fonction, mais si des menaces réelles se font sentir sur notre passion et nos terroirs, rien ne m'empêchera de désigner ceux qui sont un danger pour l'ensemble de la ruralité française.
Personnellement, ma motivation à défendre nos valeurs n'a jamais été aussi forte et l'adversité dans laquelle nous rentrons avec cette nomination me motive encore plus.
Vous me connaissez suffisamment pour savoir que je serai combatif et que je ne lâcherai rien, politiquement correct ou pas!
Pour une fois, soyons unis devant les menaces qui nous guettent , et réapprenons à chasser en meute!
 
Vive la ruralité,
Vive la chasse!
Willy SCHRAEN

 
 
 

"L'homme en slip" jugé pour violences: "Les images m'ont fait souffrir"

Les images de

Par LEXPRESS.fr , publié le 10/02/2017 à 08:29

Ce chasseur d'un village d'Audon a été jugé jeudi à Dax pour avoir frappé à coups de pelle des militants venus détruire des pièges à oiseaux dans ses champs. Une séquence qui avait fait le tour du monde.

Il était devenu, à son insu, "l'homme à la pelle et en slip". Jean-Marc Dutouya, le chasseur qui s'en était pris en novembre 2015 à des membres de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), a été jugé jeudi devant le tribunal correctionnel de Dax pour violences. La séquence, filmée par les médias, suscité quelques moqueries et de nombreux détournements.  

Le jugement de son procès a été mis en délibéré pour le 13 avril. Mais une peine de trois mois de prison avec sursis a été requise jeudi par le parquet. Parlant de "violences graves", le vice-procureur, Laurent Bidault, a également requis une amende de 400 euros, le retrait de son permis de chasse pour de 6 à 12 mois et la "confiscation de la désormais célèbre pelle". 

Le président la LPO absent

Pour son frère Patrick Dutouya, il a requis une peine de 4 à 5 mois avec sursis et une amende de 200 euros, ainsi qu'une amende de 80 à 100 euros pour Eric Dutouya, fils de Jean-Marc, pour des violences commises alors. 

Le président du tribunal, Jérôme Carbonnell, a regretté de façon insistante l'absence au procès du président de la LPO, Allain Bougrain-Dubourg, qui s'est constitué partie civile et était présent au moment des faits.  

"Je n'ai plus fermé l'oeil pendant dix jours"

A la sortie, Jean-Marc Dutouya a confié avoir vécu "un choc " en voyant les images détournées de lui dans le monde entier et a indiqué avoir perdu 9 kg dans les jours qui ont suivi l'altercation. "J'estime que j'ai vécu un préjudice physique et moral et les images sur les réseaux sociaux m'ont fait souffrir. [...] Aujourd'hui, je suis très calme, mais quand ça m'est arrivé, je n'ai plus fermé l'oeil pendant dix jours, nous étions tous sous calmants. J'ai perdu 9 kilos en quelques semaines", avait-il également déclaré à Sud-Ouest peu avant le procès. 

Le 9 novembre 2015, une demi-douzaine de membres de la LPO ont pénétré dans un champ du village landais d'Audon pour détruire plusieurs matoles (pièges pour capturer de petits oiseaux vivants) afin de dénoncer le braconnage de pinsons, une espèce protégée. Ces militants et les journalistes les accompagnant ont alors été violemment pris à partie par les propriétaires, la famille Dutouya, certains prenant des coups de pelle tandis que la mère de Jean-Marc Dutouya, 86 ans, avait été bousculée. 

Des pneus de véhicules ont aussi été crevés. L'altercation avait duré quelques minutes jusqu'à l'arrivée des gendarmes qui avaient restitué à un journaliste une caméra dérobée par Eric Dutouya.

 

 

 

Suite à de la mortalité importante constatée sur des canards appelants d’un chasseur de gibier d’eau du Pas-de-Calais, un premier cas français d'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) H5N8 a été confirmé le 26 novembre sur la commune de Marck (Pas de Calais), en zone à risque « élevé » depuis le 16 novembre dernier. Ce chasseur de gibier d’eau garde ses appelants dans un « parc à canards » sur son lieu de chasse.

Ce détenteur étant considéré comme éleveur à vocation non commerciale, cette confirmation n’a pas de conséquence sur le statut international de la France au regard de l’Influenza aviaire.

Les appelants d’un 2ème détenteur de Boulogne-sur-Mer, ayant été en contact avec les oiseaux du précédents, ont aussi subi de la mortalité, une enquête épidémiologique est en cours pour identifier tous les oiseaux qui auraient pu être en contact direct ou indirect avec ces appelants, ils feront alors l’objet des mêmes mesures de surveillance, lutte et prévention.

Un zonage autour de la gravière où se trouvaient ces appelants est en cours d’identification, une liste de communes concernées sera bientôt communiquée par la préfecture du Pas-de-Calais. Des mesures de surveillance et de prévention renforcées sont prises dans cette zone. Ce sont principalement :

Interdiction de transport des appelants dans cette zone -Interdiction de lâcher de gibier à plume -Interdiction de rassemblements d’oiseaux de plusieurs détenteurs

Le reste des appelants de ces détenteurs feront l'objet d'un abattage préventif.

Nous tenons à rappeler à tous les détenteurs d’appelants que l’usage de ces oiseaux en zone à risque élevé fait courir à ces derniers un risque de mortalité lié au virus H5N8 dont on sait désormais qu’il est présent en France.

Pour mémoire, cette souche de virus n’a occasionné aucun cas humain et l’expertise de l’ANSES conclut à un faible risque de transmission humaine.

Les mesures applicables pour les éleveurs commerciaux ou non commerciaux depuis le passage en risque élevé du 16 novembre dernier ont toujours cours (confinement des élevages de plein air ou dérogation possible avec contrôle vétérinaire, biosécurité renforcée...).

Dans cette situation, il reste fondamental pour la santé de nos appelants et pour les éleveurs de toute la filière avicole française, de déclarer le plus rapidement possible toute mortalité d’oiseaux sauvages ou d’appelants. La rapidité permet de prendre les mesures adéquates pour éviter toute propagation locale du virus et donc tout risque de transmettre la maladie à d’autres appelants ou à d’autres oiseaux.

Enfin, l’application stricte des mesures de biosécurité a déjà pu montrer que c’était le moyen le plus efficace d’éviter des cas d’Influenza aviaire ainsi que la propagation du virus. Les mesures de biosécurité sont rappelées dans le flyer à rediffuser à vos chasseurs (ci-dessous ou dans la revue La Sauvagine 636 décembre 2016).

Ce sont principalement :

 

  • Le changement d’habits après tout contact avec les appelants, le changement de chaussures après la chasse, le nettoyage des bottes, le nettoyage de tout matériel ayant été utilisé lors de l’entretien des appelants ou de la chasse au gibier d’eau avec appelants
  • Le lavage des mains après tout contact avec des oiseaux

 

La possibilité, évoquée en fin de semaine dernière, de trouver les conditions de transport des appelants en zone à risque élevé, à condition que cela reste un transport de proximité, est pour l’instant ajournée au vu de la situation sanitaire.

Finalement, la déclaration de ce cas montre bien que, grâce à l’implication des chasseurs dans la surveillance de la mortalité ; grâce à la traçabilité mise en place ces dernières années (baguage des appelants et registre des détenteurs) et à l’application des mesures de biosécurité, la chasse au gibier d’eau reste possible en France puisque l’utilisation des appelants qui sont détenus sur les zones de chasse est toujours autorisée !

Il nous reste à recommander à tous les détenteurs d’appelants la plus grande vigilance et pour ceux qui n’auraient pas mis à jour leurs bagues ou leur registre de détenteurs d’appelants de le faire ; des contrôles vont probablement avoir lieu.

L’expérience prouve une fois encore que les chasseurs auront bien joué leur rôle de sentinelle sanitaire !

 

Télécharger le flyer des mesures de luttes

 

Communique de presse du Porte-parole du Gouvernement - Ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt

Influenza aviaire hautement pathogène H5N8 : un cas détecté en France sur des canards sauvages.

Un premier cas d'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) H5N8 a été confirmé le 26 novembre sur la commune de Marck (Pas-de-Calais), sur 20 canards sauvages utilisés comme appelants pour la chasse au gibier d'eau. Les mesures de gestion ont été immédiatement mises en place par la Direction départementale de la protection des populations. Elle a procédé à l’abattage de l’ensemble des appelants du site et également des appelants d’un autre site se trouvant à 4km de Boulogne, qui avaient été en contact. Deux secteurs de surveillance renforcée dans les communes aux alentours ont été mis en place : dans ces secteurs, des visites systématiques de vétérinaires vérifient l’application stricte des mesures de confinement et de biosécurité des élevages.

Ces appelants ne faisant pas partie d’un élevage d’oiseaux domestiques à vocation commerciale, cette découverte n’affecte pas le statut international de la France au regard de l’influenza aviaire. Pour mémoire après l’épisode qui avait affecté le Sud-ouest ces derniers mois, et sauf événement nouveau, la France doit recouvrer le statut indemne d’IAHP le 3 décembre prochain.

Le lieu de détention des oiseaux trouvés morts est situé au sein d'une zone dont le niveau de risque avait été réévalué et considéré comme élevé par arrêté ministériel du 16 novembre dernier, suite aux nombreux cas détectés en Europe tant au sein des populations d'oiseaux sauvages que d'élevages. La période de migration de certaines espèces joue certainement un rôle majeur dans la diffusion de ce virus.

Afin de protéger le territoire national, le Ministère de l’agriculture rappelle l’importance de signaler toute mortalité d’oiseaux sauvages.

Pour rappel, des mesures de biosécurité renforcées, avec confinement obligatoire ou pose de filets permettant d'empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages, s’appliquent dans toutes les zones humides où le niveau de risque est élevé pour tous les élevages de volailles non-commerciaux (basses- cours) et pour les élevages commerciaux de volailles, sauf dérogation précisée dans l'arrêté modifié du 16 mars 2016. Dans les zones à risque élevé, les déplacements d’appelants sont interdits. Sur l'ensemble du territoire, les mesures de biosécurité définies par l'arrêté du 8 février 2016 doivent impérativement être mises en place dans tous les élevages qu'ils soient commerciaux ou non.

Aucun cas humain lié à ce virus n'a été signalé dans le monde à ce jour.

Pour en savoir plus, l'ensemble des mesures est détaillé sur le site du Ministère.