UA-20182187-3

Avoir les infos

Newsletter

La SAUVAGINE

Vos annonces

LE 02-12-2016 COMMUNIQUE DE PRESSE ANCGE

« Deux nouveaux arrêtés soulagent les détenteurs d’appelants »

Un grand soulagement pour les détenteurs d’appelants ce matin : le Journal Officiel publie deux nouveaux arrêtés réglementant l’utilisation et le transport des appelants ainsi que les lâchers d’oiseaux dans les zones à risque élevé.

Avec l’apparition de nouveaux cas dans tout le Sud-Ouest, après ceux chez deux détenteurs d’appelants du Nord de la France, on pouvait évidemment craindre un durcissement sensible des conditions de pratique de notre chasse. La détermination du Président de la FNC Willy Schraen et de ses collaborateurs, lors de sa dernière rencontre avec la DGAL et le Ministère de l’Agriculture, a permis non seulement de préserver la situation actuelle mais a priori aussi de répondre à l’attente de tous les chasseurs qui ne pouvaient utiliser leurs appelants faute de pouvoir les déplacer, en obtenant un élargissement des dérogations. Cependant la collaboration technique de l’ANCGE avec la fourniture d’une note intégralement reprise dans le nouvel avis de l’ANSES, ainsi que son intervention auprès de la conseillère sanitaire du Ministre de l’agriculture a aussi été déterminante, démontrant ainsi clairement que seule l’union des forces du monde cynégétique avait permis de défendre avec efficacité un assouplissement de la règlementation. Nous vous joignons à ce communiqué la note de service de la DGAL qui précise les modalités de l’engagement demandé aux chasseurs pour préserver l’exercice de leur passion Il ne faut cependant pas oublier que cette avancée se fait en acceptant une généralisation du risque élevé à toutes les zones de chasse du gibier d’eau ainsi qu’un engagement encore plus important des chasseurs de gibier d’eau dans un comportement irréprochable face à cette épidémie. Il n’est plus question d’approximations comme celles qu’avait constatée l’ONCFS lors des contrôles chez les détenteurs d’appelants ou la liste des détenteurs établie annuellement par les Fédérations : Quand on voit l’importance économique pour la filière avicole de cette crise sanitaire avec l’apparition du cas dans le Tarn, il nous faut être conscient que notre administration ne pourra plus entendre la voix de notre raison, si nous ne sommes pas capables de tenir nos engagements.

Comme bien souvent, avant de se demander parfois bruyamment ce que font les autres, en particulier les responsables de l’ANCGE, pour défendre notre passion, n’oublions pas que la meilleure action est la mobilisation individuelle dans le respect des engagements collectifs...

L’équipe de l’ANCGE s’est investie à fond pour vous défendre et vous informer depuis le début de cette crise : elle vous remercie de votre confiance face aux efforts demandés.

http://www.ancge.fr/upload/Note_de_service-Ministere_du_02-12-2016.pdf

FLASH INFO FNC - le 28 novembre 2016

Suite à de la mortalité importante constatée sur des canards appelants d’un chasseur de gibier d’eau du Pas-de-Calais, un premier cas français d'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) H5N8 a été confirmé le 26 novembre sur la commune de Marck (Pas de Calais), en zone à risque « élevé » depuis le 16 novembre dernier. Ce chasseur de gibier d’eau garde ses appelants dans un « parc à canards » sur son lieu de chasse.

Ce détenteur étant considéré comme éleveur à vocation non commerciale, cette confirmation n’a pas de conséquence sur le statut international de la France au regard de l’Influenza aviaire.

Les appelants d’un 2ème détenteur de Boulogne-sur-Mer, ayant été en contact avec les oiseaux du précédents, ont aussi subi de la mortalité, une enquête épidémiologique est en cours pour identifier tous les oiseaux qui auraient pu être en contact direct ou indirect avec ces appelants, ils feront alors l’objet des mêmes mesures de surveillance, lutte et prévention.

Un zonage autour de la gravière où se trouvaient ces appelants est en cours d’identification, une liste de communes concernées sera bientôt communiquée par la préfecture du Pas-de-Calais. Des mesures de surveillance et de prévention renforcées sont prises dans cette zone. Ce sont principalement :

  • Interdiction de transport des appelants dans cette zone -Interdiction de lâcher de gibier à plume -Interdiction de rassemblements d’oiseaux de plusieurs détenteurs

Le reste des appelants de ces détenteurs feront l'objet d'un abattage préventif.

Nous tenons à rappeler à tous les détenteurs d’appelants que l’usage de ces oiseaux en zone à risque élevé fait courir à ces derniers un risque de mortalité lié au virus H5N8 dont on sait désormais qu’il est présent en France.

Pour mémoire, cette souche de virus n’a occasionné aucun cas humain et l’expertise de l’ANSES conclut à un faible risque de transmission humaine.

Les mesures applicables pour les éleveurs commerciaux ou non commerciaux depuis le passage en risque élevé du 16 novembre dernier ont toujours cours (confinement des élevages de plein air ou dérogation possible avec contrôle vétérinaire, biosécurité renforcée...).

Dans cette situation, il reste fondamental pour la santé de nos appelants et pour les éleveurs de toute la filière avicole française, de déclarer le plus rapidement possible toute mortalité d’oiseaux sauvages ou d’appelants. La rapidité permet de prendre les mesures adéquates pour éviter toute propagation locale du virus et donc tout risque de transmettre la maladie à d’autres appelants ou à d’autres oiseaux.

Enfin, l’application stricte des mesures de biosécurité a déjà pu montrer que c’était le moyen le plus efficace d’éviter des cas d’Influenza aviaire ainsi que la propagation du virus. Les mesures de biosécurité sont rappelées dans le flyer à rediffuser à vos chasseurs (ci-dessous ou dans la revue La Sauvagine 636 décembre 2016).

Ce sont principalement :

  • le changement d’habits après tout contact avec les appelants, -le changement de chaussures après la chasse, -le nettoyage des bottes -le nettoyage de tout matériel ayant été utilisé lors de l’entretien des appelants ou de la chasse au gibier d’eau avec appelants,
  • le lavage des mains après tout contact avec des oiseaux.

La possibilité, évoquée en fin de semaine dernière, de trouver les conditions de transport des appelants en zone à risque élevé, à condition que cela reste un transport de proximité, est pour l’instant ajournée au vu de la situation sanitaire.

Finalement, la déclaration de ce cas montre bien que, grâce à l’implication des chasseurs dans la surveillance de la mortalité ; grâce à la traçabilité mise en place ces dernières années (baguage des appelants et registre des détenteurs) et à l’application des mesures de biosécurité, la chasse au gibier d’eau reste possible en France puisque l’utilisation des appelants qui sont détenus sur les zones de chasse est toujours autorisée !

Il nous reste à recommander à tous les détenteurs d’appelants la plus grande vigilance et pour ceux qui n’auraient pas mis à jour leurs bagues ou leur registre de détenteurs d’appelants de le faire ; des contrôles vont probablement avoir lieu.

L’expérience prouve une fois encore que les chasseurs auront bien joué leur rôle de sentinelle sanitaire !

http://www.ancge.fr/upload/flyerplumesdef.pdf

COMMUNIQUE DE PRESSE du 28-11-2016 Porte-parole du Gouvernement - Ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt

Influenza aviaire hautement pathogène H5N8 : un cas détecté en France sur des canards sauvages.

Un premier cas d'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) H5N8 a été confirmé le 26 novembre sur la commune de Marck (Pas-de-Calais), sur 20 canards sauvages utilisés comme appelants pour la chasse au gibier d'eau. Les mesures de gestion ont été immédiatement mises en place par la Direction départementale de la protection des populations. Elle a procédé à l’abattage de l’ensemble des appelants du site et également des appelants d’un autre site se trouvant à 4km de Boulogne, qui avaient été en contact. Deux secteurs de surveillance renforcée dans les communes aux alentours ont été mis en place : dans ces secteurs, des visites systématiques de vétérinaires vérifient l’application stricte des mesures de confinement et de biosécurité des élevages.

Ces appelants ne faisant pas partie d’un élevage d’oiseaux domestiques à vocation commerciale, cette découverte n’affecte pas le statut international de la France au regard de l’influenza aviaire. Pour mémoire après l’épisode qui avait affecté le Sud-ouest ces derniers mois, et sauf événement nouveau, la France doit recouvrer le statut indemne d’IAHP le 3 décembre prochain.

Le lieu de détention des oiseaux trouvés morts est situé au sein d'une zone dont le niveau de risque avait été réévalué et considéré comme élevé par arrêté ministériel du 16 novembre dernier, suite aux nombreux cas détectés en Europe tant au sein des populations d'oiseaux sauvages que d'élevages. La période de migration de certaines espèces joue certainement un rôle majeur dans la diffusion de ce virus.

Afin de protéger le territoire national, le Ministère de l’agriculture rappelle l’importance de signaler toute mortalité d’oiseaux sauvages.

Pour rappel, des mesures de biosécurité renforcées, avec confinement obligatoire ou pose de filets permettant d'empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages, s’appliquent dans toutes les zones humides où le niveau de risque est élevé pour tous les élevages de volailles non-commerciaux (basses- cours) et pour les élevages commerciaux de volailles, sauf dérogation précisée dans l'arrêté modifié du 16 mars 2016. Dans les zones à risque élevé, les déplacements d’appelants sont interdits. Sur l'ensemble du territoire, les mesures de biosécurité définies par l'arrêté du 8 février 2016 doivent impérativement être mises en place dans tous les élevages qu'ils soient commerciaux ou non.

Aucun cas humain lié à ce virus n'a été signalé dans le monde à ce jour.

Pour en savoir plus, l'ensemble des mesures est détaillé à l'adresse suivante: http://agriculture.gouv.fr/les- mesures-et-indemnisations, dans la rubrique Gestion des nouveaux cas H5N8.

COMMUNIQUE ANCGE DU 28-11-2016

Comme on pouvait le craindre, un premier cas d’Influenza aviaire H5N8 a été mis en évidence sur le territoire français.

Des animaux morts sur le lieu de chasse d’un détenteur d’appelants ont été confirmés positifs sur la commune de Marck (Pas de Calais) située en zone de risque élevé. De plus, d’autres oiseaux d’un autre détenteur de Boulogne sur Mer ont été en contact avec les animaux positifs et présentent une mortalité anormale. Les analyses sérologiques sont en cours pour ce deuxième cas, sans qu’on reproche un non-respect de la législation.

La détermination d’une zone de sécurité autour de ces cas va être effectuée par la Préfecture suivie de la mise en place de mesures de surveillance et de prévention renforcées. La totalité des appelants de ces deux détenteurs sera abattue à titre préventif.

L’application stricte de la totalité des mesures de biosécurité s’impose à un double titre : Bien entendu le respect de la législation pour préserver la légitimité de notre passion face à une probable recrudescence des contrôles, mais aussi et plus directement la santé et la vie de nos appelants. Il est à rappeler clairement que si la souche H5N8 présente est, selon l’ANSES, de faible risque pathogène pour l’homme, elle est d’une redoutable virulence chez les anatidés avec une mortalité extrêmement élevée.

Nous vous engageons à consulter la fiche concernant la biosécurité sur le site de la FNC pour vérifier que vous appliquez bien toutes les mesures proposées.

Il est malheureusement évident que ces nouvelles conditions ne permettent guère d’espérer le succès rapide des démarches entreprises par l’ANCGE directement auprès du cabinet du Ministre de l’Agriculture et du directeur de l’ANSES pour adapter les mesures concernant le transport des appelants... Toutefois la qualité des contacts pris avec ces administrations nous sera bien utile pour demander un retour rapide à la normale dès la fin de l’épizootie.

Une fois de plus, le rôle de sentinelle sanitaire joué par le monde cynégétique, en particulier des détenteurs d’appelants, prend toute son importance face à cette crise : Il nous permet jusqu’à maintenant de continuer à exercer notre passion. L’ANCGE vous remercie de continuer avec le même engagement de faire preuve de vigilance dans la surveillance des cas de mortalité et le respect de la biosécurité : il en va de notre crédibilité certes, mais aussi très clairement de l’avenir de la pratique de notre chasse !

L’équipe de l’ANCGE

Toute l’équipe de l’ANCGE souhaite améliorer son image, sa notoriété et développer activement sa communication. Notre site internet est à ce jour en restructuration donc très peu alimenté pour ne pas dire plus du tout.

Nous traversons actuellement une nouvelle période de crise d’influenza aviaire et l’ANCGE ne vous a communiqué ces informations que par le biais de réseaux sociaux. Nous voulons en premier lieu nous en excuser. Nous alimentons à nouveau l’ancienne version de notre site très succinctement au fil des évènements dans l'attente de pouvoir utiliser le nouveau site.

Soyez certain que nous souhaitons conserver notre positionnement sur les problématiques que nous défendons activement et que nous sommes conscients d’être votre interlocuteur incontournable.

N’hésitez pas à consulter notre groupe Facebook et contacter le bureau au 09 82 12 11 99.

Le bureau

LE 21-11-2016 COURRIER DU PRESIDENT DE L'ANCGE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

                                                                                Monsieur  HOLLANDE François

                                                                                Président de la République

                                                                                Palais de l’Elysée

                                                                                55 rue du Faubourg Saint Honoré

                                                                                75 008 PARIS

 

                                                                                Paris, le 21 novembre 2016

Monsieur le Président de la République,

Le mercredi 16 novembre 2016, trois arrêtés provenant du Ministère de l’Agriculture sont parus au journal officiel.

Le sujet : Influenza Aviaire hautement pathogène.

 

Nous avons pris connaissance de ces arrêtés, très contraignants pour nos chasseurs de gibier d’eau et à notre grande surprise, ni la FNC, ni l’ANCGE n’ont été consultés préalablement comme cela se pratique depuis plus de 10 ans.

 

Le rôle irremplaçable de sentinelle, ainsi que les énormes efforts pour la mise en place de la traçabilité et du contrôle de la biosécurité des appelants, la séparation de nos appelants des volailles, assurés par les chasseurs de gibier d’eau, n’ont pas fait l’objet de la considération que nous étions en droit d’attendre.

 

Aujourd’hui, 21 novembre, le transport de nos appelants est interdit sur les communes classées « zone à risque particulier »,  malgré toutes les contraintes imposées aux détenteurs d’appelants et en l’absence de toute justification scientifique.

Tous les efforts fournis par l’ensemble des chasseurs de gibier d’eau n’ont servi à rien.

 

Nous, chasseurs de gibier d’eau, nous demandons aujourd’hui :

  • la concertation systématique avec la FNC et l’ANCGE avant toute décision concernant directement ou indirectement la chasse au gibier d’eau,
  • le rétablissement immédiat du transport et de l’utilisation des appelants sur tout le territoire national.

 

Monsieur le Président de la République, la colère gronde dans nos marais, des actions sur le terrain se préparent, il est encore temps de les stopper.

 

Recevez-nous en urgence, nous sommes à votre disposition pour vous expliquer nos demandes de vive voix et trouver ensemble des solutions pérennes à ces crises sanitaires.

 

Comptant sur votre compréhension, nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, à nos sentiments très respectueux.

 

                                      Les associations départementales de gibier d’eau

                                      L’Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau

 

                                                                  Didier VERGY, Président de l’ANCGE

LE 21-11-2016 COURRIER DU PRESIDENT DE L'ANCGE AU MINISTRE DE L'AGRICULTURE

                                                                                Monsieur LE FOLL Stéphane

                                                                                Ministre de l’Agriculture

                                                                                78 rue de Varenne

                                                                                75 007 PARIS

 

                                                                                Paris, le 21 novembre 2016

Monsieur le Ministre,

Le mercredi 16 novembre 2016, trois arrêtés provenant de votre ministère sont parus au journal officiel.

Le sujet : Influenza Aviaire hautement pathogène.

 

Nous avons pris connaissance de ces arrêtés, très contraignants pour nos chasseurs de gibier d’eau et à notre grande surprise, ni la FNC, ni l’ANCGE n’ont été consultés préalablement comme cela se pratique depuis plus de 10 ans.

 

Le rôle irremplaçable de sentinelle, ainsi que les énormes efforts pour la mise en place de la traçabilité et du contrôle de la biosécurité des appelants, la séparation de nos appelants des volailles, assurés par les chasseurs de gibier d’eau, n’ont pas fait l’objet de la considération que nous étions en droit d’attendre.

 

Aujourd’hui, 21 novembre, le transport de nos appelants est interdit sur les communes classées « zone à risque particulier »,  malgré toutes les contraintes imposées aux détenteurs d’appelants et en l’absence de toute justification scientifique.

Tous les efforts fournis par l’ensemble des chasseurs de gibier d’eau n’ont servi à rien.

 

Nous, chasseurs de gibier d’eau, nous demandons aujourd’hui :

  • la concertation systématique avec la FNC et l’ANCGE avant toute décision concernant directement ou indirectement la chasse au gibier d’eau,
  • le rétablissement immédiat du transport et de l’utilisation des appelants sur tout le territoire national.

 

Monsieur le Ministre, la colère gronde dans nos marais, des actions sur le terrain se préparent, il est encore temps de les stopper.

 

Recevez-nous en urgence, nous sommes à votre disposition pour vous expliquer nos demandes de vive voix et trouver ensemble des solutions pérennes à ces crises sanitaires.

 

Comptant sur votre compréhension, nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à nos sentiments très respectueux.

 

                                      Les associations départementales de gibier d’eau

                                      L’Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau

 

                                                                  Didier VERGY, Président de l’ANCGE

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 21-11-2016

L’ANCGE demande une modification de la dérogation interdisant le transport d’appelants

L'ANCGE ne peut que se réjouir de la dérogation obtenue pour l'utilisation des appelants situés sur le même site que les huttes.

Néanmoins, cette dérogation sacrifie tous les huttiers du DPM soumis à marée, ainsi que les huttiers terrestres du DPF qui ne possèdent pas d'appelants sur le site.

L'ANCGE demande à ce que soient étudiées des possibilités de dérogation au transport des appelants, si nécessaire assortie de mesures restrictives concernant la distance de transport, le nombre d'appelants, ou la nécessité d'isoler les caisses de transport par des plastiques jetables, et permettant à tous les huttiers d’utiliser leurs appelants pour accomplir leur rôle de veille sanitaire.

Les efforts demandés aux chasseurs dans la tenue des registres, le confinement de leurs appelants doivent s'accompagner d'une juste contrepartie qui est la possibilité d’utiliser leurs appelants. La grippe aviaire ne s'arrêtera pas cette année et une solution pérenne doit être trouvée à cette problématique.

L'ANCGE tient à rappeler que jamais les écouvillonnages effectués par le passé n'ont mise en évidence le moindre cas de grippe aviaire chez nos appelants et estime que les interdictions actuelles de transport ne sont pas justifiées.

Nous comptons sur notre Ministère de tutelle pour trouver une solution rapide à cette injustice et nous resterons très vigilants dans les jours qui viennent, pour que la situation évolue favorablement pour les chasseurs de gibier d’eau.

L’équipe de l’ANCGE

LE 18/11/2016 COURRIER DU PRESIDENT DE L'ANCGE AU MINISTERE DE L'AGRICULTURE

                                                                                                           Monsieur Patrick Dehaumont

                                                                                                           DGAL

                                                                                                           Ministère de l’Agriculture,

                                                                                                           de l’Agro-alimentaire et de la Forêt         

                                                                                                           78 rue de Varenne    

                                                                                                           75007 PARIS

Monsieur le Directeur,

Vous avez pris en urgence le mercredi 16 novembre 3 arrêtés modifiant l’arrêté ministériel du 16 mars 2016, concernant l’Influenza Aviaire, en particulier les conditions d’utilisation et de transport des appelants pour la chasse du gibier d’eau.

Sans évidemment mettre en cause l’importance de cette crise sanitaire et l’urgence de prendre les mesures nécessaires au contrôle de l’éventuelle propagation de l’épidémie européenne au territoire français, nous sommes surpris de n’avoir été ni consultés, ni même informés de ces projets d’arrêtés avant leur mise en place.

Le rôle irremplaçable de sentinelle, ainsi que les énormes efforts pour la mise en place de la traçabilité et du contrôle de la biosécurité des appelants, assurés par les chasseurs de gibier d’eau, n’a pas fait l’objet de la considération que nous étions en droit d’attendre.

Notre participation nous aurait sans doute permis de défendre une dérogation de transport des appelants en zone de risque modéré, leur rôle dans une potentielle transmission du virus n’ayant jamais été scientifiquement démontré, en considérant que cette mesure n’apportait pas une augmentation sensible de l’efficacité du dispositif.

Elle nous aurait aussi permis de préciser le zonage des zones à risque élevé entre zones humides et communes.

Elle nous aurait enfin permis de communiquer à nos chasseurs précisément quels modes de chasse ils peuvent utiliser et quels sont les modalités pratiques des dérogations à l’utilisation et au transport des appelants : une instruction de votre Ministère devait être communiquée hier et rien n’est fait à cet instant…

Malgré ces dysfonctionnements, nous continuons à penser que la gestion la plus efficace de ce genre de crise sanitaire passe par la mobilisation conjointe de tous les partenaires, en particulier du réseau d’observation du terrain que représentent les chasseurs : pour garder leur confiance et leur mobilisation, le contact ne doit pas être rompu entre les administrations et leurs dirigeants.

Nous espérons avec vous que l’épidémie ne connaîtra pas une extension importante ce qui nous permettra d’envisager, dans les meilleurs délais, une adaptation efficace et responsable des mesures  de protection et de biosécurité.

En espérant participer activement avec vous à la gestion future de cette épidémie, nous vous prions, Monsieur le Directeur,  bien vouloir accepter l’expression de nos sentiments respectueux.

Le Président,

Didier VERGY

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 18-11-2016

Influenza aviaire : les contraintes dans les zones à risques élevés et à risques modérés

Voici joint à ce communiqué, les mesures officielles prises à ce jour, par les autorités compétentes concernant le transport et l’utilisation des appelants pour la pratique de la chasse au gibier d’eau, sur tout le territoire national.

Soyez assurés que la FNC et l’ANCGE, par leur travail rigoureux, leur bonne connaissance du dossier de l’Influenza aviaire et leur détermination la plus engagée, ont permis aux chasseurs de gibier d’eau de pouvoir continuer la pratique de leur passion avec l’utilisation des appelants sur tout le territoire national, avec malheureusement des contraintes de non-transport d’appelants pour la majorité d’entre eux, sur les zones à risques élevés. Car il faut rappeler une fois de plus que les trois arrêtés ont été pris dans l’urgence, sans la moindre concertation en amont avec les acteurs du monde cynégétique.

De crise en crise d’Influenza aviaire, la FNC et l’ANCGE grâce à tous les éléments factuels de ce dossier de santé publique, sont en mesure de rassurer les autorités pour qu’une fermeture pure et simple de la chasse avec appelants ne soit pas mise en œuvre comme en 2005.

L’ANCGE sera toujours au-devant des « combats » et des « crises » pour défendre le mieux possible, les intérêts de ses adhérents, mais également de tous les sauvaginiers nationaux.

L’équipe de l’ANCGE

COMMUNIQUE DU 17-11-2016

Influenza aviaire : des arrêtés ministériels très contraignants s’appliquent dès aujourd’hui

 

Trois arrêtés ministériels ont été publiés hier soir avec une mise en application dès ce matin jeudi 17 novembre.

Même le Président de la FNC n’a été informé de cette publication qu’hier après leur mise en place...

L’ANCGE regrette que notre administration tienne aussi peu compte des immenses efforts réalisés par les chasseurs de gibier d’eau depuis les différents épisodes d’Influenza aviaire :

- toute la traçabilité mise en œuvre par les détenteurs d’appelants, - le respect de mesures de biosécurité souvent très contraignantes pour les détenteurs d’appelants, - l’investissement de tous les chasseurs dans leur rôle de sentinelle sanitaire semble peser bien peu dans la balance ministérielle.

L’ANCGE ne remet évidemment pas en doute la gravité potentielle de l’épidémie actuelle, mais elle déplore une fois de plus le manque de coopération et de communication entre l’Administration et les partenaires incontournables que sont la FNC et l’ANCGE.

Les arrêtés individualisent deux niveaux de risque : élevé pour toutes les zones humides majeures dont une liste par commune est fournie et modéré pour tout le reste du territoire français.

Dans les deux cas, le traitement est le même : même si la chasse reste autorisée, le transport et l’utilisation des appelants sont interdits...

Toutefois une dérogation existe, quel que soit le niveau de risque, pour la simple utilisation des appelants, moyennant un strict respect des mesures de biosécurité.

On aurait pu espérer que le transport serait au moins resté possible pour les zones de risque modéré, la définition de deux niveaux de risque ne représentant en effet dans la situation actuelle aucun intérêt pour les chasseurs utilisateurs d’appelants.

Une instruction précisant les modalités des dérogations pour l’utilisation des appelants sans transport devrait être publiée incessamment par le Ministère.

L’ANCGE regrette que ces mesures de restrictions ne soient étayées par aucune étude scientifique mettant clairement en cause l’utilisation des appelants dans une quelconque responsabilité vis-à-vis de l’épidémie d’Influenza aviaire.

Les lâchers d’oiseaux sont a priori interdits, mais une dérogation pourrait être prise vraisemblablement pour les oiseaux autres qu’anatidés...

L’ensemble de ces mesures va avoir un impact énorme sur l’exercice de notre passion.

L’ANCGE souhaite que la concertation de l’Administration avec les chasseurs permette une réévaluation constante du risque réel de cette épidémie pour adapter avec le même empressement les mesures au contexte épidémiologique, comme le prévoient les textes, en particulier par l’adoption de dérogations pour les zones où celles-ci n'apporteraient pas de garanties supplémentaires significatives.

Toute l’équipe de l’ANCGE est sur le front pour défendre, comme d’habitude, notre passion tout en respectant à la fois les autres acteurs économique menacés et une application de mesures raisonnables mais efficaces, sans la mise en œuvre irrationnelle d’un principe de précaution utilisé dans une forme totalement excessive.

Vous pouvez compter sur l’ANCGE et la FNC pour défendre conjointement ces positions responsables en exigeant de la part de l’administration le respect qu’elle doit aux efforts mise en œuvre depuis plus de dix ans par les chasseurs dans la lutte contre ces épidémies successives.

 

Docteur Jean-Michel FRANCOIS

COMMUNIQUE DU 15-11-2016

Influenza aviaire : une nouvelle épidémie en Europe !

Plusieurs cas d'influenza aviaire hautement pathogène H5N8 ont été détectés depuis le 27 octobre dans une grande partie de l’Europe :

En Hongrie, puis en Pologne, en Allemagne, sur le lac de Constance (Autriche-Suisse), au Pays-Bas, au Danemark et en Croatie, l’épidémie concerne malheureusement principalement des oiseaux sauvages. Une souche identifiée est identique à celle retrouvée en Russie en Mai-Juin 2016.

Ces éléments laissent présager une circulation importante du virus dans des populations en pleine migration.

Le Ministère de l’Agriculture a donc bien entendu saisi en urgence l’ANSES, pour évaluer les mesures à prendre dès jeudi dernier. Cet organisme devrait rendre son avis dans les jours prochains.

Il est d’ores et déjà certain qu’un certain nombre de territoires français, encore non déterminés, verront leur niveau de risque épizootique modifié, passant de minime à modéré.

Cette crise sanitaire en pleine période de notre chasse pourrait bien être la plus grave pour notre passion ! Pour exemple catastrophique, les Pays-Bas viennent de décider aujourd’hui la fermeture de la chasse sur tout le territoire...

Dès jeudi, jour de la publication de ces nouvelles, la Fédération Nationale des Chasseurs et l’ANCGE ont donc réactivé la cellule de crise sanitaire pour apporter une réponse précise et efficace aux chasseurs et surtout pour préserver au maximum, notre exercice de la chasse, en particulier aux appelants, en collaboration étroite avec les services de l’Etat.

L’équipe de l’ANCGE