Association Nationale
des Chasseurs de Gibiers d'Eau

 

 

 

 

L’Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau (ANCGE) vient de perdre un ami parmi les plus fidèles et plus dévoués serviteurs de la chasse, en particulier celle du gibier d’eau en la personne de Daniel Poncy. Pendant 27 ans (1984-2011), Daniel Poncy a siégé au conseil d'administration de l’ANCGE. Il y représentait la région Rhône-Alpes pas encore fusionnée à l’époque avec l’Auvergne. Daniel Poncy fut au niveau national notre vice-président et le responsable en charge du DPF (Domaine Public Fluvial). Avec son équipe départementale, il organisa et accueilli à Bourg en Bresse le congrès national des chasseurs de gibier d’eau tenu les 9, 10 et 11 mai 1997. C’est lui qui fut à l’initiative du premier GIC (Groupement d’Intérêt Cynégétique) gibier d’eau de France. Daniel Poncy a beaucoup donné. Le bénévolat associatif était une partie de sa vie.

Outre ses importantes responsabilités à l’ANCGE, il fut pendant 25 ans (1975-2000) administrateur de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ain, pendant 16 ans (1984-2000) le secrétaire général de la FDC 01 et pendant 32 ans (1979-2011), le président de l’Association Départementale des Chasseurs de Gibier d’Eau (ADCGE) de l’Ain, passant ensuite le relai à Pierre Brusty. Nous nous retrouvions toujours avec plaisir à Paris au CA de l’ANCGE où le jeune et fougueux administrateur que j’étais apprenait beaucoup de l’expérimenté et placide responsable qu’il était. Daniel Poncy m’apprenait la nécessaire patience face à la complexité des choses ... et des gens. Nous nous retrouvions quelquefois en Ardèche lorsqu’à mes côtés il assistait à une assemblée générale de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche. Je garde aussi le souvenir joyeux de quelques réunions studieuses aux parfums de Dombes. Lorsque Daniel Poncy présidait l’ADCGE 01, il invitait souvent les départements voisins à le rejoindre en comité régional. L’inévitable prolongement gastronomique du travail d’équipe - toujours bénévole - faisait l’unanimité autour de senteurs chantantes : celles du beurre persillé et ailléencore frémissant dans nos cassolettes chaudement débordantes de croustillantes cuisses de grenouilles des mille étangs. L’ANCGE a eu la chance de pouvoir bénéficier longtemps, notamment sous la présidence de Raymond Pouget, de la compétence, du sérieux, de la ténacité, de la diplomatie de Daniel Poncy. Quant à moi, j’ai eu la chance de pouvoir compter sur l’amitié, la gentillesse, la disponibilité d’une personnalité attachante. A ma demande, notre bulletin de liaison Drôme-Ardèche continuait à lui parvenir à Cormoranche-sur-Saône, bulletin si bien nommé en l’occurrence : Le lien.

A son épouse Marguerite, à son fils Denis, à toute sa famille, à ses amis de l’Ain et d’ailleurs, aux chasseurs de gibier d’eau et bécassiers de l’Ain, tout particulièrement à ceux qui l’ont connu et encore plus ceux qui l’ont aidé, j’adresse mes condoléances les plus sincères avec l’assurance de mon soutien. Je le fais amicalement en mon nom personnel, au nom également des amis chasseurs ardéchois et drômois qui l’appréciaient ; je le fais officiellement au nom de l’ANCGE, de ses adhérents, du conseil d’administration et du président national, Didier Vergy.

A mon grand regret, le confinement m'interdit de me rendre aux obsèques de Daniel Poncy samedi 5 décembre. J’ai demandé au Président Pierre Brusty de bien vouloir m’y représenter et d’y représenter l'ANCGE.

La Sauvagine, la revue mensuelle des chasseurs de gibier d’eau, aura l’occasion de prolonger cet hommage dans ses prochains numéros. Le site de la Chasse Drôme-Ardèche s’y associera également à l’attention de ses lecteurs.

Adieu Daniel et merci pour tout ce que tu as partagé avec nous.

Beauchastel, le 3 décembre 2020.

Christian PIALET
Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche
Administrateur National ANCGE
Chargé des relations avec CNR (Compagnie Nationale du Rhône)
Délégué pour la Région Auvergne-Rhône-Alpes

 

 

 

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Ce n’est pas la première fois que les chasseurs français et leurs appelants doivent affronter un épisode d'Influenza Aviaire. A de nombreuses reprises, entre 2005 et 2016, l’ANCGE a répondu présente en travaillant en concertation avec la Fédération Nationale des Chasseurs et ses représentants alors en fonction ainsi qu’avec les Ministères concernés et les services sanitaires nationaux en charge de ce dossier.

L’ANCGE a la chance de disposer dans ses rangs d’administrateurs compétents, dont le Docteur Jean-Michel FRANCOIS, vétérinaire de formation et spécialiste des questions d’Influenza Aviaire. Son remarquable travail, en lien avec la Doctoresse Eva Faure, Vétérinaire au sein de la FNC, avait permis aux chasseurs de préserver de nombreux acquis malgré une situation bien plus dramatique entre 2005 et 2016.

L’ANCGE est aujourd’hui choquée. Choquée d’abord car elle pense à la détresse des milliers de chasseurs de gibier d’eau qui vivent une saison cauchemardesque. Choquée de constater le marasme dans lequel se trouve la chasse française.

Choquée également par le manque de considération de la Fédération Nationale des Chasseurs. Les sollicitations ont été nombreuses, les appels du pied répétés de la part de l’ANCGE. Combien de fois nous sommes nous portés à la disposition de nos représentants ? Quotidiennement ! Oui mais voilà, la Fédération Nationale des Chasseurs et son Président, pour des raisons que nous ignorons, souhaite gérer l’entièreté de la chasse du gibier d’eau seule. La tâche est immense, le bilan catastrophique.

L’ANCGE regrette que les règles mises en place en 2016 n’aient pas été reconduites, alors qu’elles avaient donné un excellent résultat et que l’Europe n’a pas vocation à imposer de nouvelles contraintes nationales quand le but recherché est atteint.

L’ANCGE est aussi déçue que toutes les décisions aient été prises sans saisine officielle de l’ANSES, contrairement à la précédente crise où elle avait émis 11 avis! L'aspect scientifique aurait-t-il été oublié au profit d’une gestion administrative et politique ?


La semaine dernière, l’ANCGE a demandé audience au ministre de l’Agriculture et de la Transition Ecologique. Nous allons relancer cette demande de rendez-vous dès demain. Si le Président de la Fédération Nationale des Chasseurs remercie, dans son dernier communiqué, le Ministre de l’Agriculture, il n’en est rien pour l’ANCGE. Pour notre part, nous dénonçons avec force et vigueur la situation actuelle. Cette situation qui pour la première fois dans l’histoire de la chasse, va contraindre de trop nombreux chasseurs à ne pas pouvoir chasser pour Noel.

 


L’équipe de l’ANCGE

 

 

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Adaptation de la pratique de la chasse au déconfinement partiel.

 

 

Influenza Aviaire Hautement pathogène (IAHP) : mesures dérogatoires pour la chasse au gibier d'eau et les lâchers de gibiers à plumes.

 

 

Information sur les conditions d'utilisation des appelants pour la chasse au gibier d'eau au regard du risque élevé d'Influenza aviaire.

 

 

Messieurs les Présidents, des Français et des Chasseurs,

 


Comme jadis Boris Vian, l’ANCGE vous fait une lettre que vous lirez peut-être, si vous avez le temps…


La colère gronde sur vos rives maritimes ou fluviales et dans vos humides campagnes !


Parfaitement conscients des enjeux sanitaires et économiques qui angoissent et détruisent notre pays, les chasseurs ne peuvent plus comprendre qu’on les méprise au point de leur refuser l’exercice de leur passion, sans aucune justification sanitaire sauf celle d’une solidarité factice avec ceux qui n’en ont plus !


L’ANCGE se refuse donc à admettre qu’un chasseur, accompagné par sa femme ou son fils qui partagent son toit, soit accusé de transmettre le virus de la COVID lorsqu’il se rend seul sur sa mare, son étang, sa rivière ou sa hutte !


L’ANCGE ne peut accepter qu’on accuse ses appelants de véhiculer l’Influenza Aviaire après avoir respecté toute l’année, et plus encore le jour de la chasse, la rigueur d’une biosécurité permanente pour ses oiseaux !


L’ANCGE souffre que ceux qui entretiennent toute l’année les zones humides et sont prêts à jouer le rôle de sentinelle sanitaire sur tout le territoire pour préserver notre pays et ses élevages de l’extension de l’Influenza aviaire soient réduits à l’état méprisé de pratiquants intégristes d’un simple loisir inutile voire cruel !


L’ANCGE regrette évidemment de ne pas être entendue, mais plus encore de ne même pas être écoutée par nos dirigeants au nom d’un regrettable sectarisme.
Si la chasse française se laisse aller à la division, en oubliant la richesse de son monde associatif pour n’être défendue que par une seule voix, elle court à l’échec : le meilleur des généraux ne part pas au combat sans ses troupes…


Certes notre Ministère a daigné accorder à certains d’entre nous le droit, ou plutôt le devoir, d’aller défendre nos agriculteurs contre la bête noire… Je crains que cette décision n’ait été plus guidée par l’intérêt d’échapper à l’indemnisation des dégâts de gibier plus qu’à une quelconque bienveillance à l’égard de ceux qu’elle ne se cache parfois même pas de détester. Cette « victoire » laisse une triste fêlure dans le cœur des abandonnés de la chasse.


Il est normal que certains chasseurs aient accepté endosser la chasuble de fonctionnaires territoriaux et bénévoles : la solidarité rurale nous l’imposait.


Mais l’ANCGE comprend et soutient ceux qui n’ont comme alternative que de ranger leur bottes ou de descendre dans la rue : nous préférerions évidemment participer à une solution respectueuse de l’enjeu sanitaire tout en autorisant une pratique raisonnable de notre chasse de migrateurs.


Ébranlés l’an dernier par les gilets jaunes, notre administration a offert du pain aux gilets orange …


Mais il n’est pas à souhaiter de contraindre les Sans-Gilets de la chasse « plaisir » à aller faire respecter leur droit d’exister au pied de nos préfectures.


L’ANCGE appelle aujourd’hui au calme et à la négociation avec nos dirigeants cynégétiques et ministériels : il ne sera hélas plus possible de le faire demain si la colère montante n’est pas écoutée…


Il est certain qu’à refuser le « plaisir », on attise bien souvent la passion : la chasse ne fait pas exception à ce fondement de la nature humaine : Espérons que notre Ministère saura oublier la pyromanie écologique pour éteindre l’incendie qu’elle a allumé dans nos rives et campagnes.


Amis Sauvaginiers, protégeons, surveillons, respectons soit. Mais… Chassons !

 

 


L’ANCGE

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L'ANCGE a demandé à l'ensemble de ses administrateurs et délégués de rejoindre et de prendre part aux mouvements de contestation qui ont eu lieu, ou qui auront lieu dans les jours à venir.

Nous invitons tous les chasseurs de gibier d'eau à venir grossir les rangs des rassemblements, partout sur le territoire, afin de lutter contre cette gestion incompréhensible de l'État et du Ministère de la transition écologique et solidaire. Parce que la violence n'arrange rien, chacun doit rester maitre de soi-même et garder la tête froide en cette période trouble.

En parallèle, l'ANCGE tient à souligner qu'elle travaille en étroite collaboration avec la FNC et son Président Willy SCHRAEN. Des négociations sont actuellement en cours sur le plan National. Nous espérons que ces dernières aboutiront bientôt. Nous ne manquerons pas de vous en informer.

Malgré la colère et l'indignation, soyons tous solidaires pour que la chasse persiste.


L’équipe de l’ANCGE

 

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Objet : Demande de dérogation pour la pratique de la chasse au gibier d’eau pendant le confinement


Monsieur le Préfet,

 

Dans le courant de cette semaine, le Conseil départemental de la Chasse et de la Faune Sauvage (CDCFS) de chaque département va se réunir pour envisager les dérogations concernant la chasse collective ou individuelle, en particulier des espèces pouvant causer des dégâts aux cultures.

 

Nous comprenons parfaitement les raisons qui ont amené nos dirigeants à imposer un nouveau confinement face à l’urgence sanitaire de l’épidémie de COVID et de son évolution actuelle.

 

Cependant, le Président de la République a souhaité que ce deuxième confinement soit différent du premier en adaptant les mesures à chaque situation, pour en faciliter la compréhension et donc l’adhésion par les Français.

 

Le confinement ne doit avoir qu’un seul but, celui de réduire l’activité virale dans notre pays pour la rendre compatible avec sa prise en charge par notre système sanitaire tout en préservant l’activité économique.

 

Dans le cadre de ce confinement, nous souhaitons donc évidemment que notre activité puisse se pratiquer dans le respect total des règles sanitaires en vigueur, en particulier le port du masque et le principe de distanciation physique.


En premier lieu, la régulation des Espèces Susceptibles d’Occasionner des Dégâts est plus qu’une évidence, une nécessité pour préserver l’activité agricole déjà en grande difficulté dans notre département comme sur la quasi-totalité du territoire français, ainsi que les zones humides d’une prolifération des ragondins et rats musqués.


La mise en place de la continuité de la régulation de ces espèces nous incombe donc pour respecter le monde agricole et nous ne doutons pas que vous prendrez les décisions indispensables après consultation de la CDCFS.


Par ailleurs, l’actualité sanitaire ne se limite hélas pas à l’épidémie de COVID : une nouvelle épidémie d’Influenza Aviaire est déjà présente dans une grande partie de l’Europe et s’approche dangereusement de nos frontières.


Le Ministère de l’Agriculture a déjà relevé le niveau de risque de négligeable à modéré avec les différentes mesures imposées aux filières avicoles et aux chasseurs de gibier d’eau.


Pour contrôler cette épidémie, vraisemblablement véhiculée en partie par l’avifaune migratrice, la connaissance précise de sa progression et de la localisation des cas est l’unique moyen de prendre en temps utile des mesures de biosécurité locales adaptées.


Les chasseurs de gibier d’eau, grâce à leur présence continue et à leur connaissance de l’avifaune migratrice ont su jouer avec succès leur rôle de sentinelle sanitaire lors des précédents épisodes épidémiques d’Influenza aviaire. Ils ont par ailleurs mis en place depuis plusieurs années des mesures de biosécurité très strictes pour l’exercice de la chasse du gibier d’eau, la détention et l’utilisation des appelants.

 

En interdisant cette chasse de l’avifaune migratrice, l’Etat se priverait du meilleur moyen de surveiller la diffusion du virus dans notre pays.

 

Nous vous demandons donc de pouvoir bénéficier de la dérogation prévue pour notre participation à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative.


De plus, cette activité cynégétique est pratiquée quasi exclusivement de façon individuelle et dans des zones souvent isolées. Partant, aucun risque de contamination et de diffusion de la COVID ne peut être évoqué pour en justifier l’interdiction. L’Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’eau a d’ailleurs publié et diffusé à tous ses pratiquants un guide des mesures de prévention de la COVID dès juillet 2020 que nous vous joignons.

 

Pour conclure, afin que le chasseur de gibier d’eau puisse accomplir ses missions d’intérêt général en tant que régulateur d’espèces invasives et en tant que sentinelle sanitaire, nous demandons que soit assurée, d’une manière dérogatoire, la continuité de son activité cynégétique sans restriction de déplacement et dans le strict respect des règles sanitaires en vigueur.


Nous vous remercions par avance, de l’attention que vous porterez à nos demandes et de la prise en compte de celle-ci dans vos décisions.
Veuillez recevoir, Monsieur le Préfet, l’assurance de notre engagement à vos côtés et de nos salutations respectueuses.


L’équipe de l’ANCGE

 

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Affiche chasse gibier d'eau COVID

 

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